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  • La forêt universelle


    La Forêt universelle est une œuvre artistique sonore en réalité augmentée, co-réalisée par Elsa Mroziewicz et Cécile Palusinski, qui invite le spectateur à déambuler dans une forêt, composée d’essences d’arbres de différents continents et à y rencontrer quatorze espèces animales aujourd’hui menacées d’extinction.

    Cette déambulation n’est pas un simple parcours interactif. Elle relève d’un geste artistique et politique : faire émerger, par l’image et le son, des présences d’espèces animales en voie de disparition. Dans un contexte où plus de 42 000 espèces sont menacées selon la Liste rouge mondiale de l’UICN, La Forêt universelle s’attache à redonner voix à celles que l’effondrement de la biodiversité rend de plus en plus silencieuses.

    Traverser La Forêt universelle, c’est accepter de ralentir, d’entrer dans le temps long des cycles et de la régénération, un temps en tension avec l’urgence écologique contemporaine.

    Loin d’être un simple effet visuel, l’animation en réalité augmentée des animaux en voie de disparition s’apparente à une réanimation symbolique : redonner corps, souffle et voix à ceux que l’on n’entend plus, que l’on ne voit plus ou que l’on ne veut plus voir. Chaque apparition surgissant de la forêt est une rencontre. L’animal n’est pas seulement un motif naturaliste : il est un sujet. Il adresse un appel. Par le biais du haïku sonore, il raconte sa singularité et sa fragilité. La fresque en réalité augmentée devient ici un espace de résonance, un théâtre d’apparitions. La Forêt Universelle ne montre pas, elle invoque. Elle invite à repenser notre rapport au vivant par l’écoute et l’émotion, nous confronte à la beauté du monde qui s’efface et nous engage à en devenir, à notre tour, le témoin attentif.

    À l’issue du parcours, des contenus pédagogiques et artistiques prolongent l’expérience, ouvrant un espace de connaissance et de transmission. 

    Dans le prolongement de notre démarche artistique engagée, une partie des bénéfices issus de la diffusion de cette œuvre est reversée à notre association Socotra Dragon Blood Tree, qui œuvre activement à la sauvegarde du dragonnier de Socotra et de son écosystème.

    Ce projet a été réalisé en collaboration avec l’Institut Kalhath, avec le soutien de la Fondation Jan Michalski.